Une étude américaine appelle à classer les islamistes soudanais comme organisation terroriste et met en garde contre les répercussions régionales

M.C.N.
L'étude souligne que Washington a déjà inscrit des branches du groupe dans d'autres pays sur les listes terroristes, estimant que le moment est venu d'étendre cette approche à ce qu'elle qualifie de mouvement islamique au Soudan, considéré comme le prolongement local de l'organisation.
Elle a évoqué la décision du ministère américain des Finances d'imposer des sanctions en septembre 2025 à la brigade Al-Baraa Ben Malik, au motif de son implication dans des activités déstabilisatrices et de ses liens présumés avec l'Iran. Elle a estimé que cette classification reflétait les craintes américaines quant à l'existence d'une structure armée de nature islamique plus large participant aux opérations militaires en cours et liée à des entités étrangères.
L'étude a également attiré l'attention sur des rapports publiés par des organisations de défense des droits humains et des groupes religieux faisant état de ciblage de communautés chrétiennes et de biens religieux dans les zones de conflit, y compris des dommages causés à des églises et des victimes civiles. En revanche, les forces armées soudanaises ont nié à plusieurs reprises avoir délibérément pris pour cible des minorités religieuses.
L'étude a abordé la déclaration du département d'État américain en mai 2025 selon laquelle le gouvernement soudanais aurait utilisé des armes chimiques en 2024, faisant référence à des rapports faisant état de l'utilisation de chlore dans des zones proches de Khartoum, sans confirmation indépendante de ces allégations par des sources impartiales.
Selon l'étude, l'influence des Frères musulmans au sein des institutions de l'État, y compris l'armée, s'est renforcée après l'échec de la transition qui a suivi la destitution de l'ancien président Omar el-Béchir en 2019, puis son effondrement à la suite des événements d'octobre 2021, ce qui a permis le retour de personnalités liées à l'ancien régime à des postes influents.
Elle a averti que le maintien de cette influence pourrait menacer la stabilité du nord-est de l'Afrique et du corridor de la mer Rouge, l'une des artères les plus importantes du commerce mondial, estimant que le fait d'ignorer les développements actuels pourrait élargir le champ d'action des groupes extrémistes dans la région.
Depuis le déclenchement de la guerre entre l'armée et les Forces de soutien rapide, le Soudan connaît une grave crise humanitaire, avec le déplacement de millions de civils et la détérioration des conditions de vie dans plusieurs États.
L'étude conclut en soulignant que l'inscription de la branche soudanaise des Frères musulmans sur la liste des organisations terroristes, telle qu'elle la décrit, est une mesure nécessaire pour protéger les intérêts américains et renforcer la stabilité régionale, mettant en garde contre les conséquences à long terme si cette mesure n'était pas prise.
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